slt les gars

slt les gars
Merci bien
mais passons aux choses sérieuses (premier gros-mot du blog!!!)
certains savent qu'il y a plus d'un an, guillaume et moi
avions voulu faire un film genre Star Wars, et avons fait 1500 images.
nous nous étions arrêté là par manque de matériel, gardant néanmoins les photos.
voici la plus réussie. mais sachez d'abord que sur aucune image nous ne fumes côte à côte, prenant les photos à tour de rôle

# Gepost op maandag 19 juni 2006, 06u10

Gewijzigd op dinsdag 20 juni 2006, 06u57

première nouvelle

Cinq heures à vivre


Une chemise de nuit glisse dans l'ombre, deux personnes s'aiment dans le secret d'une chambre. Un c½ur lâche, un homme décède. Un enfant pousse son premier cri. Un adolescent fait une chute de vélo, se casse le bras. La vie continue. Personne ne pense à demain. Personne n'imagine ce qui menace, en ce moment même, ces bonheurs, ces malheurs, qui jalonnent l'existence.
Comment imaginer que tout ce que l'on aime ici-bas ne sera plus demain ? Comment réaliser que le bonheur est éphémère, à peu près autant que la vie, la seule chose à laquelle on ne pense pas, et qui pourtant est la plus importante ? Comment peut-on penser au lendemain, lorsque le moment présent est si beau ? La moindre chute d'enfant fait pleurer tout de suite, mais fera rire demain. Attendre le bonheur signifie le rater, car on ne le crée pas. Le bonheur surprend les hommes à l'improviste.
Mais toutes ces joies présentes sont menacées. Demain, peut-être, personne ne se réveillera. Quelques rares scientifiques savent ce qui se passe. Marc, le responsable de l'opération, sait ce qui menace son existence. Plus que cinq heures. Cinq heures à vivre, c'est si peu. Cinq heures, c'est le temps de s'amuser, mais pas d'oublier. Marc n'a pas le temps d'oublier qu'il est responsable de la fin de l'Humanité. Il voit les rires et les larmes des enfants ; il entend les disputes et les cris de joie des gens. Il voit, entend, ressent la vie. Lui, autrefois si distant du bonheur d'autrui, trop occupé par « plus important » que fonder une famille, est maintenant seul. Oui, il se sent seul. Il regrette son existence, il regrette de n'avoir pas vu ces sourires avant. Il s'en veut d'être passé à côté de la vie. Mais c'est maintenant trop tard. Il aura fallu qu'il se sache condamné pour qu'il comprenne réellement ce qu'est la vie. Il a testé des armes biologiques et atomiques toute sa vie, il a créé des missiles toujours plus puissants. Il était fier. Comment ne pas être fier, lorsque l'on repousse les limites de la technologie ? Mais est-ce vraiment plus important qu'une famille ?
Toute sa vie, Marc refusait d'entendre parler de mariage. Aujourd'hui, allongé dans son lit, tout seul dans la nuit, seul à ne pas dormir, seul dans sa grande maison de riche, il regrette. Mais que regrette-t-il ? Il ne le sait pas lui-même. On ne regrette pas ce que l'on ne connaît pas. Et pourtant, il s'en veut. Il regrette de n'avoir personne à ses côtés pour l'aider dans les moments difficiles. Il regrette de ne pas avoir d'enfants, de n'avoir personne à aimer, à aider, à pleurer. S'inquiéter pour une personne aimée, pleurer lorsqu'il pleure, rire lorsqu'il rit, voilà ce que Marc n'a jamais fait. Et pourquoi ? Parce qu'il ne le voulait pas. « Une famille, c'est un poids. Si l'on s'inquiète pour quelqu'un, que l'on se demande où il est, ce qu'il fait, on gâche sa vie. J'aime trop la liberté pour m'enchaîner moi-même. ». Voilà ce qu'il disait, jusqu'à ce matin. Lorsque, invité à un banquet, une femme lui souriait, il changeait de table. Aujourd'hui, il aimerait avoir une femme à ses côtés. Sa maison est grande, elle pourrait contenir deux, trois familles. Mais il est tout seul. Une maison vide, c'est comme une armée sans arme : il manque l'essentiel. Une solitude, une tristesse créée volontairement, c'est comme les effets secondaires d'un médicament : on croit se soigner d'une maladie tandis que l'on s'en crée une autre.
Deux heures du matin. Plus que quatre heures à vivre. Tant de personnes auraient profité de ces quatre heures pour s'amuser une dernière fois, essayer de dé-stresser. Mais pas Marc. En temps que scientifique, il est trop rationnel pour penser à autre chose qu'à l'essentiel : il va mourir.
Qu'est-ce que la vie ? Un résultat d'une mutation de bactérie, aurait dit Marc, quelques heures plus tôt. Et maintenant, qu'en pense-t-il ? Il est en train de comprendre ce qu'est la vie. C'est un miracle, un don fait aux hommes. La vie est la chose la plus merveilleuse possible. C'est aussi la chose la plus importante. Ainsi, naturellement, c'est la première chose à laquelle on pense en se levant ? Non ! On pense à ce que l'on a fait la veille, on pense à ce que l'on fera aujourd'hui, mais on ne pense pas à la vie. Cette chose si importante nous est tellement familière, paraît tellement naturelle, que l'on ne pense pas aux milliards de milliards de personnes qui ne verront jamais le jour. La vie, c'est le plus grand bonheur qui puisse nous arriver, mais on ne ressent rien en y pensant. De la surprise, de l'ébahissement devant les théories scientifiques et philosophiques. Mais a-t-on vraiment besoin de savoir d'où elle vient ? A quoi sert de gâcher son existence à rechercher d'où nous vient ce bonheur ? Ne faudrait-il pas plutôt en profiter, sans chercher à comprendre ? Si, répond maintenant Marc. « J'ai été bien bête ! » se dit-il. Mais n'aurait-il pas fallu s'en rendre compte avant ?
Plus que trois heures. Le temps passe vite. Si vite. Trop vite. Et oui, Marc a découvert le moyen de détruire des vies, mais pas d'arrêter le temps. « Si seulement, se dit-il, je pouvais revenir en arrière ! ». Mais s'il avait pu revenir en ces temps où rien ne lui pesait sur la conscience, n'aurait-il pas de nouveau fait la même chose ? « Non, j'aurais abandonné ce travail trop dangereux ! ». Peut-être. Mais peut-être aussi qu'il aurait eu du mal à abandonner ce métier, la seule chose qu'il ait jamais aimé. Peut-être aussi que ses équipiers auraient fait comme lui, après son départ. Après tout, n'était-ce pas lui qui s'attribuait les découvertes de ses aides ? « Peut-être, mais j'ai fait comme tous les patrons. ». Oui, mais ce n'est pas parce que les autres font mal qu'il faut faire de même ! « C'est vrai, j'ai été bien bête ! » Il est trop tard pour s'en apercevoir.
Encore deux heures. La Lune va bientôt disparaître. La nuit est belle. Marc a passé quarante ans sur Terre, la Lune s'est montrée au total 14600 fois, soit environ 116800 heures depuis. Et pourtant, c'est la première fois qu'il la regarde réellement. Il sait tellement de chose sur cet astre. Il sait de quoi il est composé, combien l'on y pèse, combien de secondes il faut pour y aller, dans combien de millénaires il tombera sur Terre. Et pourtant, il a l'impression de ne rien connaître à son sujet. Cette couleur argentée, cette froide lumière, il sait d'où elles viennent. Pourtant, il les admire pour la première fois. Il sait tout sur la façon dont fonctionne le Monde. Mais à quoi sert de connaître comment il marche ? Ne suffit-il pas de l'admirer, d'en profiter ?
Une heure et demie. Marc repense à ses parents, pour la première fois depuis leur mort, il y a 15 ans. Il avait finit par les oublier, sans le savoir. Il croyait se rappeler de tout sur eux, sur son enfance. Mais il avait tout oublié. Il n'y pensait plus. Et tout d'un coup, comme ça, des images lui reviennent. Il croyait s'en rappeler, mais il les découvre comme si c'était la première fois. Que pensent-ils de lui, maintenant, ses parents ? Il se pose la question. Il n'a jamais cru en aucune religion, à la vie après la mort, au regard des êtres chers sur ceux encore vivant. Pourtant, il se demande ce que pensent ses parents de lui. Il croyait que l'on ne pouvait qu'être fier d'avoir un tel homme dans sa famille, dans ses connaissances : il est l'un des plus grands cerveaux du monde. Il connaît tout sur tout. Il croyait que l'on ne pouvait que le respecter. Et maintenant, il a honte. Honte de son aveuglement. Honte de sa prétention. Honte d'être passé à côté de tout. Il se rend maintenant compte qu'il a vraiment été insupportable pour ses proches, tant il se croyait supérieur. « J'ai gâché ma vie ».
Une heure. Marc a toujours gâché sa vie, et il continue. Il pourrait s'amuser, tenter de penser à autre chose, mais il ne veut pas. Il préfère rester là, sans dormir, allongé sur son lit, à penser à ce qu'il a fait, et quelles en seront les conséquences. Il se disait toujours : « demain viendra toujours, j'aurais le temps de m'amuser demain. ». Mais il sait que son dernier demain c'était aujourd'hui, et il continue, selon son habitude, à penser à l'avenir, sans profiter du présent. Après tout, qu'aurait-il pu faire ? Qu'est-ce qui aurait pu lui faire oublier qu'il est responsable de la mort de tous les gens qui auraient pu se trouver autour de lui ? « De toute façon, ma vie était foutue depuis le début. »
Plus qu'une demi-heure. Déjà, des gens qui lui ressemblent partent travailler, quittent leur famille, sans savoir qu'ils ne les reverront jamais. Sans savoir que leur travail ne servira plus à personne. Sans savoir qu'ils gaspillent les dernières minutes qui leur restent à vivre. Pendant quarante ans, Marc a été comme eux, à travailler pour un autre, même si cet autre s'en moque, et ne le connaîtra jamais. Enfant, il travaillait pour faire plaisir à ses parents. Adulte, il travaillait pour son patron. Il travaillait si bien qu'il devint lui-même patron. A partir de cet instant, il travailla pour la Technologie, pour l'Homme. Son travail n'aura servi qu'à peu de choses : faire plaisir à un dictateur du Proche-Orient, détruire l'Humanité, lui permettre de se rendre compte qu'il n'a jamais vécu véritablement.
Encore un quart d'heure. Marc a déjà passé presque cinq heures à réfléchir, comme d'habitude. Sauf que cette fois, sa réflexion aura été intelligente, quoique trop tardive. Sauf que cette fois, il n'y aura pas de tout à l'heure.
Le Soleil se lève. Que c'est beau, lorsque les rayons flamboyants du Soleil commencent à balayer le monde, à réchauffer la terre refroidie par la nuit. Comment a-t-il fait pour vivre quarante ans sans remarquer la beauté du Monde ? Devant une succession de chiffres et de lettres, il disait, sans émotion : « Le Monde est beau. ». Pour la première fois, il voyait le Monde autrement que dans ses formules chimiques. Pour la première fois, il réalisait réellement que le Monde est beau. « Que n'ai-je pas encore vingt-quatre heures pour profiter du Monde, de la Nature, pour voir un coucher de Soleil. Il paraît que le couchant est encore plus beau que le lever. » Marc connaît par c½ur les vers des poètes glorifiant la Nature, la beauté. Cependant, c'est la première fois qu'il réalise que ce ne sont que des mots. Aucun adjectif, aucun verbe, aucun nom, ne pourra jamais traduire la réelle beauté du Monde. La Terre continuera de tourner, de fonctionner, sans personne pour le voir jamais. Comme prévu par les scientifiques, la Lune tombera, c'est certain. Mais elle ne fera plus de mal à personne. Car, si la vie disparaît, la Terre existera encore ce soir. Quand bien même un cratère de plusieurs kilomètres de profondeur serait creusé en Asie, cela ne pourra détruire la planète. Personne n'a le pouvoir de détruire la Terre intégralement.
La Terre ! Cette planète si petite, perdue dans l'infini de l'Univers, qui a accueilli la vie, qui a nourri l'Homme, qui l'a si souvent aidé, qui s'est offerte à lui pour l'aider à progresser. Cette planète, qui s'est sacrifiée pour l'Homme, qui a accepté de souffrir pour lui. C'est elle, c'est cette planète, que l'Homme a polluée, perforée, stérilisée, juste pour son plaisir. C'est cette planète que l'Homme a détruite, sans se rendre compte qu'il y habite, sans respect pour son sacrifice. « L'Homme est mauvais de nature ». Non, l'Homme n'est pas mauvais. Il peut être capable de faire du bien. Autrefois, l'Homme était capable de se servir à des fins utiles de ce que lui donnait la Terre. L'art, la littérature, l'architecture, sont les reflets de ce qu'il y a de bon dans l'être humain. Le fait même qu'il ait honte de ses actes ou de ceux de ses ancêtres, est la preuve qu'il peut être bon. Il est simplement capable du meilleur, comme du pire.
Marc, soudain, a du mal à respirer. Il étouffe. C'est la fin, se dit-il. Pourquoi ce gaz fait-il autant souffrir ? Les ordinateurs prévoyaient pourtant que ce ne serait pas douloureux, que l'on s'endormirait sans se rendre compte de rien ! Mais une machine, même programmée, ne connaîtra jamais la délicatesse et la fragilité d'un humain. De plus, ces ordinateurs vivront encore longtemps. Les machines fonctionneront encore jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'électricité. Les éoliennes, les centrales maréthermiques, géothermiques, à énergie solaire, fonctionneront encore, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus ni Soleil, ni vent, ni vagues. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de Terre.

# Gepost op zaterdag 17 juni 2006, 17u32

ouverture sans jamais de fermeture

voici le premier message de ce blog
pourvu qu'il ne soit pas le dernier
le jour où je n'aurais plus envie d'en envoyer
alors ce jour-là vous saurez que je n'irais pas bien
ceux qui passent sur ce blog après celui de mon frère
ceux-là savent pourquoi je ressens le besoin d'écrire ma vie
mes sentiments, mes émotions
lorsque ma soeur est proche de quitter le domicile parental
un grand vide se forme en mon coeur
je veux ressentir l'unité d'autrefois
je veux revoir le bonheur ancien
en profitant de celui de demain
je ne présenterais pas la maison, pour ça allez voir analogic (je me suis actualisé G². Tant qu'à faire, je te fais un lien pour la pub)
ici, je n'ai pas encore de photos
soyez cependant assurés qu'il en arrivera bientôt
grosse bise à tous

# Gepost op zaterdag 17 juni 2006, 17u13

Gewijzigd op dinsdag 06 maart 2007, 15u15